Vu, lu, entendu – Jeudi 22 décembre 2011
Publié le : 22 décembre 2011
Le Docteur Rajendra Kumar Pachauri est le Président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC).
Aussi Directeur de l’Institut du Climat et de l’Energie de Yale, et membre du Comité d’honneur de la fondation Chirac, c’est en tant que Directeur Général du TERI qu’il intervenait tout récemment lors d’une conférence de presse.
« LaBL », une solution énergétique pour le climat
Elle s’est déroulée au Ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, mardi 20 décembre 2011, à l’occasion de la signature du partenariat entre les Ateliers de la Terre et le TERI (The Energy and Resources Institute).
Le TERI, organisme de recherches indépendant majeur apportant une expertise sur lʼénergie, lʼenvironnement, la foresterie, la biotechnologie et la conservation des ressources, a développé avec succès un programme en Inde, intitulé “LaBL” (Lighting a Billion Lives / « éclairer un milliard de vies ») : le constat de départ est que 1,4 milliards d’êtres humains, dont 25% en Inde, vivent sans électricité, ce qui est un obstacle au développement en général, et les condamne, quand la nuit tombe, à s’éclairer avec des lampes à pétrole, de bois, de résidus de culture ou de fumier. Avec des conséquences négatives sur l’environnement.
Le programme “LaBL”, qui existe depuis 2007, entend donc proposer une solution alternative, durable et financièrement accessible à tous, avec des lanternes alimentées par l’énergie solaire : environ 47000 lanternes sont actuellement utilisées dans 930 villages indiens.
À présent la campagne s’étend sur le continent africain, avec des projets pilotes au Cameroun, en Sierra Leone, en République Centrafricaine, en Ouganda, au Malawi, au Kenya, en Ethiopie et au Mozambique. Avec la signature de ce partenariat,TERI et Les Ateliers de la Terre joignent aujourd’hui leurs efforts afin d’apporter “LaBL” également dans la vie des villageois du Niger.
A noter que lors de la conférence de presse, le Dr. Pachauri a plaidé pour que la science soit davantage entendue concernant les questions climatiques, soulignant qu’il ne fallait pas attendre d’informations « radicalement » nouvelles sur la réalité du changement climatique à la prochaine publication du GIEC (prévue en 2014).





