Journée Mondiale de la Santé
La Fondation Chirac alerte sur l’accès aux médicaments de qualité
Mardi 7 avril 2009, Journée mondiale de la Santé, la Fondation Chirac engage les responsables politiques à faire de l’accès aux médicaments de qualité une priorité mondiale. Il ne s’agit pas d’une question technique dont telle ou telle agence devrait garder le monopole. Il s’agit désormais d’une question politique qui concerne tous les Etats membres de l’ONU. En effet, plus de 60% des médicaments contrefaits circulent dans les pays pauvres et, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), au moins 200 000 vies pourraient être sauvées chaque année si tous les médicaments utilisés étaient de bonne qualité et correctement prescrits. Mal dosés, mal utilisés, ces médicaments de contrefaçon peuvent contribuer à renforcer les complexes pathogènes.
Lorsqu’il était Président de la République Jacques Chirac a mobilisé la communauté internationale contre les grandes pandémies : le SIDA, le paludisme, la tuberculose. Il est à l’origine de nombreuses initiatives pour favoriser l’accès à des médicaments de qualité, à un prix acceptable, partout dans le monde. Avec Kofi Annan, Tony Blair et Bill Clinton, il a inscrit la lutte contre les grandes épidémies dans les Objectifs du Millénaire. Sous sa présidence, il a porté la création du Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Avec son homologue brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, il a lancé l’UNITAID, à partir du premier financement innovant utilisé par les Nations Unies : une taxe sur les billets d’avions destinés à faciliter l’accès des pays les moins avancés aux médicaments. Au sein des Nations Unies, la responsabilité de l’UNITAID continue aujourd’hui à revenir à un Secrétaire général français.
Au sein de sa fondation, Jacques Chirac prolonge cet engagement pour l’accès de tous aux médicaments : il essaie aujourd’hui de sensibiliser les dirigeants de la planète contre le trafic de médicaments contrefaits, un trafic criminel plus lucratif que le commerce mondial de la drogue, un trafic auquel il est dangereux de s’attaquer. Un projet pilote au Bénin doit permettre de tester des pratiques efficaces et peu onéreuses en matière de contrôle de la qualité des médicaments (En savoir plus sur le projet au Bénin). Mais sans une action plus globale, ce projet serait incomplet. C’est pourquoi la fondation Chirac propose une mobilisation politique au plus haut niveau afin de prévenir, peut-être par une convention internationale et un fonds de soutien, le trafic des médicaments contrefaits.
Valérie Terranova,
Membre fondateur,
Secrétaire du Conseil d’administration









