Lu dans les médias cette semaine – 13 novembre 2009
Un chercheur s’inquiète des menaces sur les langues africaines
Emmanuel Fotso-Kings chercheur camerounais au Cyberlab, un centre de recherches basé à Paris, a estimé que plusieurs langues africaines sont menacées de disparition. Pour lui, il incombe aux dirigeants africains de faire le nécessaire pour sauvegarder des langues africaines, notamment en assurant leur apprentissage à l’école et leur usage dans les administrations. Il regrette également que des réunions sur la sauvegarde des langues africaines organisées à l’initiative de l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) n’aient jamais été suivies d’effet. Selon des études réalisées par l’UNESCO, des dizaines de langues disparaissent chaque année.
Le 07/11/2009, d’après « Afrique en ligne ».
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« Il est difficile de concevoir une réunification des deux Corées »
Récompensé vendredi par la fondation Chirac pour la prévention des conflits, le Sud-coréen Park Jae-Kyu répond aux critiques sur la politique de réconciliation intercoréenne. Il reconnaît que la Sunshine policy, la «politique du soleil qui brille», politique d’ouverture et de coopération entre les deux Etats, a fait l’objet de critiques. Beaucoup d’argent pour recevoir en retour que des menaces nucléaires. Park Jae-Kyu estime que la Corée du Nord a profité d’une aide humanitaire (l’équivalent de 3 milliards de dollars) envoyée par la Corée du Sud. Il a donc, d’une certaine manière, changé son regard sur la Corée du Sud. Il avance que cette démarche «progresse très lentement». «C’est la politique des petits pas. Mais au final, le régime ne pourra refuser ces petits changements et limiter les aspirations au changement du peuple.». Néanmoins, Park Jae-Kyu avoue qu’il est difficile « de concevoir une réunification entre les deux Corées. Il faut plutôt réfléchir à la manière dont peuvent s’harmoniser ces différences».
Le 07/11/2009, d’après « Libération ».
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La «Chine-Afrique» a rendez-vous en Égypte Le sommet de Charm el-Cheikh doit sceller l’alliance avec Pékin
A l’ouverture du Forum Chine-Afrique de Charm el-Cheikh (Egypte), le Premier ministre chinois Wen Jiabao a annoncé vouloir accorder dix milliards de dollars en prêts bonifiés aux pays africains. Une cinquantaine de délégations sont présentes à ce forum destiné à développer des relations économiques sino-africaines en plein essor. « Pékin était aussi prêt à jouer un rôle « dans le règlement des questions relatives à la paix et à la sécurité » a déclaré le premier ministre chinois. Des projets environnementaux sont également envisagés en Afrique, dont 100 projets liés aux énergies propres. Selon les statistiques officielles chinoises, les investissements chinois sur le continent africain sont passés de 491 millions de dollars en 2003 à 7,8 milliards fin 2008. Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont quant à eux décuplé depuis le début de la décennie pour atteindre 106,8 mds USD en 2008.
Le 07/11/2009, d’après « Le Figaro ».
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Pérou: les « attrape-brouillard », l’eau à Lima comme on peut, comme jadis
Sur les collines surplombant Lima, les « attrape-brouillard » sont la réponse à la pénurie d’eau. Le brouillard, avec un taux d’humidité frisant les 100% six mois de l’année permet au « atrapanieblas » (attrape-brouillard), de produire de l’eau douce pour 200 personnes. Introduits en 2006 par deux-biologistes de l’ONG allemande Alimon, le principe de ces filets de huit mètres sur quatre est simple : l’humidité se prend dans les rets, les gouttes suintent vers une gouttière en aluminium, qui alimente de petits canaux conduisant à un réservoir. « Aujourd’hui, avec cinq filets, on collecte jusqu’à 60 litres par nuit l’hiver », explique le dirigeant de quartier. Pas anodin quand le camion-citerne se paie 15-20 soles (5-7 dollars) chaque semaine, pour des ménages au budget mensuel de 150-200 dollars. Ce projet permet aussi la reforestation des collines avec la plantation de 800 arbustes. 100 filets sont en cours d’installation sur un développement littoral à Costa Verde (Lima nord).
Le 07/11/2009, d’après « GoodPlanet ».
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Eau : non-assistance à planète en danger, par Danielle Mitterrand
L’eau reste la première cause de mortalité dans le monde et tue 34 000 personnes chaque jour. Force est de constater que l’appel à la mobilisation politique et sociale lancé par Mme Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, à l’issue du dernier Forum mondial de l’eau à Istanbul a reçu pour seule réponse la tenue d’un prochain Forum mondial de l’eau à Marseille en mars 2012. Rappelons que la présidence et la vice-présidence du Conseil mondial de l’eau sont assurées par des dirigeants de multinationales françaises dont l’objectif est de faire du profit. Or, en treize ans, rien n’a été fait pour régler les conflits liés à l’eau. En conséquence, la conférence de Copenhague est l’occasion d’entériner la création d’une organisation de régulation et de coopération internationale et indépendante, l’Autorité mondiale de l’eau, représentant la société civile, les ONG, les associations de consommateurs, les associations environnementales, sociales et citoyennes.
Le 07/11/2009, d’après « Le Monde ».
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Les négociations devraient se poursuivre au-delà de la conférence de Copenhague
La perspective que soit signé un traité équivalent au protocole de Kyoto s’est évanouie à Barcelone, où s’est achevée, vendredi 6 novembre, une session de préparation de la conférence de Copenhague sur le climat. Tout semble source de désaccord : la nature, le contenu et la forme du traité. Les pays développés sont incapables de mettre clairement sur la table le type d’engagements qu’ils étaient prêts à prendre. Quant aux pays africains, ils ont même quitté temporairement la table des négociations, afin de signifier leur mécontentement devant l’absence d’engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays du Nord. Cette réaction souligne la volonté des pays du Sud à se faire entendre lors du sommet. Sunita Narain, directrice du Centre for Science and Environment de New Delhi estime que « les pays du Nord refusent de fait leurs responsabilités. Pour les pays du Sud, je crois qu’il vaudrait mieux un échec à Copenhague qu’un mauvais accord ». Le 07/11/2009, d’après « Le Monde ».
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Le réchauffement climatique risque de coûter cher
Selon un rapport de l’observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc), une nouvelle hausse de 0,99 à 1,37 degré à l’horizon 2050 est envisagée. Ce bouleversement provoquerait un déficit de 2 milliards de mètres cubes d’eau par an en 2050. De quoi faire exploser les factures d’eau car celle-ci serait plus difficile à aller chercher. La montée du niveau de la mer entraînerait une facture de plus de 2 milliards pour les routes nationales soumises au risque de submersion permanente. Dans les villes, les dommages générés par des sols argileux pourraient dépasser 1 milliard d’euros par an en 2100. Dans les Alpes, seuls 96 domaines seraient correctement enneigés. Ce rapport doit servir au lancement, d’ici à 2011, d’un plan national d’adaptation au changement climatique. Au niveau mondial, d’ici à 2030, les Nations unies estiment que les politiques d’adaptation coûteraient entre 28 et 67 milliards de dollars par an pour les pays en développement et entre 21 à 104 milliards pour les pays développés. Cependant, le fonds pour l’environnement mondial dispose d’un budget de 300 millions d’euros par an.
Le 09/11/2009, d’après « Les Echos ».
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La guerre du climat a bien lieu
A un mois du sommet de Copenhague sur le changement climatique, une partie des experts contestent l’idée que la planète est en train de se réchauffer. Au premier rang de ceux-ci figurent Claude Allègre et le directeur de l’Institut de physique du globe, Vincent Courtillot. Alors que les climatologues prévoient un réchauffement de 2° C d’ici à 2050 et jusqu’à 5° C d’ici à la fin du siècle, des travaux menés par des chercheurs allemands annoncent une pause possible du réchauffement dans les dix ans à venir. « Même s’il est envisageable qu’une décennie soit plus froide qu’une précédente, cela ne remet pas en cause le réchauffement climatique à long terme ni que le niveau de la mer a monté, souligne le climatologue Jean Jouzel.
Le 10/11/2009, d’après « Le Parisien »
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Remise le 16 novembre à l’UNESCO du Prix Madanjeet Singh pour la promotion de la paix et de la non violence
Le 16 novembre, le Prix UNESCO Madanjeet Singh pour la promotion de la tolérance et de la non-violence 2009 sera remis aux deux lauréats – François Houtart, sociologue et théologien belge, et Abdul Sattar Edhi, philanthrope pakistanais Fondateur du Centre Tricontinental (CETRI) et membre de la Commission pour la lutte contre le racisme du Conseil oecuménique des Eglises, François Houtart a consacré sa vie à la défense des droits de l’homme et apporté une contribution significative au dialogue interreligieux et interculturel. Abdul Sattar Edhi a créé en 1957 la Fondation Edhi qui fournit aux nécessiteux des soins médicaux, des services de planification familiale, d’assistance d’urgence et d’éducation. Le Programme Tolérance de la ville de Saint-Pétersbourg reçoit la Mention d’honneur pour ses efforts de diffusion de la tolérance et de lutte contre toutes formes de discrimination. Le Musée international de l’esclavage à Liverpool reçoit la Mention d’honneur pour son action de commémoration de la vie et de la mort de millions d’esclaves africains et pour sa lutte contre le racisme, la discrimination et les formes contemporaines d’esclavage.
Le 10/11/2009, d’après « L’UNESCO ».
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Pour l’AIE, le statu quo énergétique met la planète sur « une trajectoire dangereuse »
Le fameux cri d’alarme de Jacques Chirac au sommet mondial du développement durable de Johannesburg (2002) pourrait être repris par la dernière édition du rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) : le World Energy Outlook 2009. Deux scénarios s’offrent aux états : poursuivre la tendance actuelle ou investir massivement dans les économies d’énergie et les technologies peu émettrices de gaz carbonique. La politique la plus efficace, rappelle l’AIE, reste l’amélioration de l’efficacité énergétique. L’agence plaide pour un développement de l’éolien, du solaire, des agro-carburants, du nucléaire et du captage-stockage du CO2. Et la fixation d’un prix de la tonne de carbone (50 dollars en 2020 dans les pays de l’OCDE). L’AIE évalue le surcoût à 10 500 milliards de dollars (7 000 milliards d’euros) sur vingt ans et qui ne représentera que 0,5 % à 1,1 % de la richesse annuelle mondiale. Elle sera « en partie compensée » par la forte réduction de la facture énergétique. La sécurité d’approvisionnement en serait aussi renforcée.
Le 10/11/2009, d’après « Le Monde ».
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Grippe A : 50 millions de doses de vaccins donnés par GSK
Le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé qu’il donnerait 50 millions de doses de son vaccin contre la grippe H1N1 à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). GSK a également indiqué que les pays en développement auront accès à son vaccin à un prix réduit. Le laboratoire a d’autre part souligné être toujours en discussions avec l’OMS pour une donation de son antiviral Relenza.
Le 10/11/2009, d’après « Les Echos ».
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Ils ont bravé Texaco au coeur de l’Amazonie
Trente mille Indiens ont porté plainte contre la compagnie pétrolière américaine. Après seize ans de procédure, il arrive à son terme. Il y a quarante ans, 95 % du territoire de la ville de Lago Agrio furent accaparés par les compagnies pétrolières comme Chevron-Texaco. « Ils ont exploité le pétrole pendant vingt ans, et ils sont partis sans rien nettoyer. Aujourd’hui, nos rivières sont polluées, nos enfants, malades… Texaco doit payer. » témoigne Toribio. Depuis quelques mois, les magnats du pétrole ont appris à se méfier de cet assemblage hétéroclite d’Indiens et de métis, qui défile. Ils ont bravé la deuxième compagnie pétrolière américaine et ont obtenu une estimation de leur préjudice – 27 milliards de dollars – qui fait de cette affaire le plus grand procès environnemental de l’histoire. « Nous sommes à la fin d’un processus, estime Pablo Fajardo, avocat des plaignants. Toutes les preuves ont été réunies, et la culpabilité de Chevron-Texaco est évidente. Nous n’attendons plus que la décision du juge ». Le 12/11/2009, d’après « Le Figaro »
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