Lu dans les médias cette semaine – 30 octobre 2009
La 2ème World Policy Conference à Marrakech
Les représentants de 30 pays du monde et d’organisations internationales examineront les divers aspects de la politique mondiale lors de la 2 ème Conférence internationale dédiée à la gouvernance mondiale (World Policy Conference, WPC). La conférence se déroulera du 30 octobre au 1er novembre prochain à Marrakech (Maroc) et portera sur sept grandes thématiques : « la gouvernance politique », « la gouvernance économique et financière », « le droit international », « les mouvements migratoires », « l’énergie et le climat », « la santé et l’environnement » et « l’eau, l’agriculture et l’alimentation ». Parmi les 120 personnalités seront présents : l’ancien secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan et l’ancien directeur général du Fonds Monétaire International (FMI) Michel Camdessus.
Le 25/10/2009, d’après « Le Reporter ».
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Les faux médicaments tuent les pays pauvres
30% des médicaments sont faux ou sous-dosés en Afrique. À quelques kilomètres du palais des congrès de Cotonou (Bénin), d’où l’ancien président Chirac a lancé, le 12 octobre, sa croisade contre les médicaments falsifiés, Adjégounlè, le quartier des faux médicaments, s’étend sur plus de 1.000 m² et ne désemplit pas. « Comment voulez-vous que nous arrêtions ? Chaque jour, je fais un chiffre d’affaires moyen de 600.000 francs CFA (914 €). Je fais vivre toute ma famille ! » se justifie une grossiste. « Pour nous, c’est tout bénéfice, plaide un client. Ici j’achète une boîte de Bristopen à 2.500 FCFA (3,81 €). En pharmacie elle coûte 6.000 FCFA (9,14 €). Alors, le risque vous savez… ». Tout participe à l’essor de ces pratiques : manque d’infrastructures, impuissance de l’État, complicité des douanes et de certaines ONG. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, 200.000 vies pourraient être sauvées chaque année par l’éradication des faux médicaments.
Le 25/10/2009, d’après « Ouest France ».
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La case de santé, pilier de la médecine de brousse africaine
La case de santé est souvent le seul accès à des soins rudimentaires dans les villages africains. C’est le cas au Sénégal pour lutter contre le paludisme. La case de santé, dont le contenu de l’armoire à pharmacie tient dans une boîte à chaussures, est l’outil de base de la médecine de brousse africaine car plus proche des populations rurales. Le paludisme est la première cause de mortalité au Sénégal. Avec l’aide du laboratoire américain Pfizer, l’organisation non gouvernementale Intrahealth, basée à Dakar, tente de juguler l’épidémie mais se heurte à de nombreux obstacles : manque de moyens, pénurie de personnel et de structures médicalisées, croyances populaires ancestrales. Pour vaincre ce fléau, Pfizer a bousculé ses pratiques en confiant le développement de son traitement à un laboratoire indien, Medcure Pharma. « Une étude interne nous a montré que nous n’étions pas compétitifs pour produire un médicament pour des pays en développement. Nous visons un prix de 1 dollar par jour et nous avons commencé à négocier avec la fondation Bill Clinton, qui se chargera de la distribution », précise Pol Vandenbroucke, vice-président de la division consacrée aux marchés émergents.
Le 26/10/2009 d’après « Les Echos ».
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Carlos Manuel Rodriguez, le prix de la biodiversité
Le Costa Rica est pionnier dans ses démarches innovantes en matière d’environnement. En effet, dès la fin des années 1980, il fut le premier à appliquer l’échange « dette contre nature ». Mais sa plus grande réussite reste le programme de paiements des services environnementaux (Pago por Servicios Ambientales, PSA) développé dans les années 1990. Il consiste à identifier et à protéger, en les rémunérant, les services environnementaux apportés par les propriétaires ou exploitants des terres privées. Il en rémunère quatre types : la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les services hydrologiques, la beauté visuelle et la biodiversité. Ce mécanisme est financé à la fois par la taxation par l’État des combustibles fossiles (pour environ 10 milliards de dollars par an) ; et par des agences d’aide, dont le Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Parmi les acteurs qui ont joué un rôle déterminant : Carlos Manuel Rodriguez, juriste et environnementaliste, ministre de l’environnement entre 2002 et 2006. Aujourd’hui vice-président régional de l’organisation non gouvernementale (ONG) Conservation International, il a su montrer que la conservation pouvait servir de stratégie de développement économique et de réduction de la pauvreté. Cette politique a fait plusieurs émules en Afrique, en Asie et surtout en Amérique latine.
Le 26/10/2009, d’après « Le Monde ».
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Les multinationales de l’eau sont concurrencées par les acteurs des pays émergents
La Banque mondiale a publié le 23 octobre une étude sur la contribution des grands opérateurs privés (Veolia et Suez Environnement, Saur, Agbar…) dans la distribution et l’assainissement de l’eau au sein des pays en développement. Ce document apporte des éléments objectifs au débat entre les partisans d’une privatisation et ceux d’une régie publique du service de l’eau. L’étude indique que la population urbaine desservie par les opérateurs privés est passée de 94 millions d’habitants en 2000 à 160 millions fin 2007. Leur bilan est plutôt satisfaisant au vu de ces quatre critères : l’accès à l’eau courante, avec la disponibilité horaire et la pression assurée ; la qualité du service ; l’efficacité opérationnelle, en particulier dans la réduction des fuites de réseaux. Quant aux tarifs, le recours au privé se traduit par des hausses, toutefois motivées par des investissements et l’amélioration du service. Le rapport révèle que cette conquête des marchés profite également aux vingt-huit acteurs locaux ayant fait leur apparition sur ce marché et provocant une baisse de la part des cinq plus gros opérateurs (de 73% en 2001 à 45% en 2007).
Le 26/10/2009, d’après « Le Monde ».
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Le Roy plaide pour renforcer le soutien au maintien de la paix de l’Union africaine
Le chef du maintien de la paix de l’ONU, Alain le Roy, a plaidé lundi devant le Conseil de sécurité pour un renforcement organisé et à long terme des opérations de maintien de la paix de l’Union africaine, et pour un financement plus stable des opérations de paix en général. « La communauté internationale doit soutenir plus activement le renforcement d’une capacité africaine de maintien de la paix », a-t-il affirmé. Au cours des cinq dernières années, des progrès considérables ont été faits. Cependant, de sérieuses limitations en termes de capacité et le manque de ressources durables et prévisibles ne permettent pas d’atteindre les buts fixés. Il est essentiel que l’Union africaine définisse ses propres priorités et mette au point une feuille de route globale et à long terme. Enfin, le Secrétaire général adjoint a rappelé que le maintien de la paix ne devait pas remplacer la recherche de solutions politiques et qu’une opération de maintien de la paix est plus efficace quand elle est déployée en soutien à un accord de paix.
Le 26/10/2009, d’après « l’ONU ».
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Il est possible d’augmenter de 5 ans l’espérance de vie mondiale
Cinq ans d’espérance de vie pourraient être gagnés pour la population mondiale grâce à une action résolue contre cinq facteurs de risque. L’hypertension artérielle, l’alcoolisme, l’insuffisance pondérale dans l’enfance, les rapports sexuels à risque, et le manque d’eau potable et de bonnes conditions d’hygiène sont responsables de 25% des 60 millions de décès survenant chaque année dans le monde. C’est sur les pays à revenus faibles et intermédiaires que repose 84% du fardeau mondial des maladies. Près de 40% des 10,4 millions de décès d’enfants dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires sont provoqués par les carences en micronutriments, l’insuffisance pondérale, un allaitement maternel insuffisant et des risques environnementaux évitables. Les pays à revenus faibles ou intermédiaires doivent faire face à une double charge : aux maladies transmissibles des pays pauvres, s’ajoutent des maladies chroniques non transmissibles.
Le 27/10/2009, d’après « L’OMS ».
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Amnesty International accuse Israël de priver les Palestiniens d’eau
Amnesty International a publié un rapport le 27 octobre dénonçant l’action d’Israël qui limite l’accès à l’eau dans les territoires palestiniens et maintient un contrôle total et inégalitaire des ressources communes. « Israël ne laisse les Palestiniens accéder qu’à une fraction des ressources communes en eau, qui se situent surtout en Cisjordanie occupée, alors que les colonies israéliennes illégales reçoivent des quantités pratiquement illimitées », écrit Amnesty. Les Palestiniens ne seraient pas autorisés à creuser de nouveaux puits ou à restaurer les anciens sans permis des autorités israéliennes. Entre 180.000 et 200.000 Palestiniens n’ont pas accès à l’eau courante selon Amnesty. Dans la bande de Gaza, l’offensive israélienne de l’hiver dernier a endommagé tout le réseau ainsi que le système de traitement des eaux usées. Leur réparation souffre de l’interdiction d’Israël d’importer des tuyaux et autres équipements métalliques pouvant servir à la fabrication de roquettes artisanales. L’organisation internationale appelle Israël à « mettre fin à ses politiques discriminatoires et à lever immédiatement toutes les restrictions imposées aux Palestiniens ».
Le 27/10/2009, d’après « Le Monde ».
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Le Sénégal en passe d’atteindre ses objectifs de reboisement
D’après « les Échos », la campagne de plantation de mangrove au Sénégal donne de bons résultats. Cet écosystème typique est garant de la santé écologique de la région. « Sans mangrove, l’eau devient trop salée pour la culture du riz, les poissons perdent un lieu où se reproduire et grandir, les sols s’appauvrissent », explique Haïdar el-Ali, le fondateur d’Océanium, l’association de protection de l’environnement de l’Afrique de l’Ouest, basée à Dakar. Pour inverser cette tendance, Océanium a lancé des campagnes de reboisement avec la plantation de 6,3 millions de propagules. L’objectif 2009 a été fixé à 30 millions d’arbres. Océanium se félicite des résultats : le nombre d’espèces de poissons présentes dans la région du Saloum est remontée à 76, contre 51 il y a six ans. Au-delà de la régénération d’un écosystème, la restauration de la mangrove est un atout pour lutter contre les changements climatiques. « La mangrove est un très bon puits à CO2 car elle est composée à 90% de carbone et est exploitable sur de grandes surfaces » détaille Bernard Giraud, responsable du développement durable chez Danone, partenaire d’Océanium. Le financement relève du Fonds Danone pour la nature, créé fin 2008 et doté au total de 3 millions d’euros cette année.
Le 27/10/2009, ; d’après « Les Echos ».
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Lutte contre la déforestation : attention aux mirages
Pour lutter contre la déforestation, à l’origine de 20% des émissions de gaz à effet de serre, la communauté internationale discute depuis plusieurs années d’un mécanisme financier baptisé REDD, pour « Reducing Emissions from Deforestation and Degradation » ou mécanisme de déforestation évitée. Sur le papier, l’idée semble simple : les pays qui parviendront à freiner le recul de leurs forêts par rapport à une tendance historique recevront de l’argent sous forme d’aide publique ou bien de crédits carbone qu’ils pourront ensuite monnayer. Dans la pratique, le projet se révèle très complexe, pourrait alimenter la corruption et se révéler inefficace face au réchauffement. Alors qu’à l’approche de la conférence de Copenhague sur le climat, la pression monte pour trouver un accord concernant REDD, Alain Karsenty, économiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et expert auprès de la Banque mondiale, met en garde contre ce danger.
Le 27/10/2009, d’après « Le Monde ».
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Climat : l’Europe ne s’engage pas sur sa contribution au financement
le climat sera le sujet du dernier sommet européen des chefs d’État avant celui de Copenhague qui se tient demain et après-demain à Bruxelles. Malgré un texte très volontariste sur les objectifs, il se montre très flou en ce qui concerne les engagements européens sur le financement permettant de soutenir les pays en développement dans leur combat contre le changement climatique. C’est pourtant sans doute ce qui décidera d’un échec ou d’un succès de Copenhague. On retrouve, certes, dans les conclusions du Conseil l’enveloppe de 100 milliards de dollars, estimation des besoins annuels des pays émergents pour freiner leurs émissions de gaz à effet de serre à partir de 2020. On retrouve aussi l’estimation de Bruxelles sur la part que devraient représenter les financements publics dans cette enveloppe, à savoir 22 à 50 milliards. Cependant l’estimation de la part européenne (0,5 à 2,1 milliards) a disparu.
Le 29/10/2009, d’après « Les Echos ».
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