La lutte contre la déforestation et la désertification
La paix peut être définie comme la sécurité et un accès sûr aux ressources qui sont essentielles à la vie. Une rupture dans cet accès entraînerait des conséquences pour la paix. Dans cette perspective, le changement climatique aura de nombreux impacts pour certaines populations en termes d’accès à l’eau, d’accès à une nourriture suffisante, de conditions stables de la santé, de ressources de l’écosystème, de sécurité des implantations de population.
Rajendra Pachauri
Président du Giec
Discours de réception du Prix Nobel de la Paix, Oslo, 10 décembre 2007

(Crédits photos : Edouard Parker - John James )
Selon le dernier rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, la déforestation tropicale est responsable d’environ 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
La freiner a été reconnu comme le moyen le plus efficace et le plus économique de contrer efficacement le réchauffement climatique dont elle constitue la deuxième cause (Rapport de Nicholas Stern sur l’économie du changement climatique – octobre 2006) mais également de préserver l’immense quantité de biodiversité contenue dans ces forêts.
Chaque année, 13 millions d’hectares de forêts tropicales sont détruits dans le monde, soit par le défrichement - lié à la recherche de nouvelles terres pour l’agriculture -, soit par l’exploitation incontrôlée du bois.
800 millions de personnes environ dépendent de la forêt tropicale pour leur survie.
En Amérique latine, en Asie du Sud, en Afrique la gestion durable des ressources est encore une exception. Dans l’intérêt de tous, elle doit devenir la norme.
Contact
Bastien Sachet / Délégué Général de la Fondation Chirac pour la lutte contre la déforestation et la désertification
Fondation Chirac
14, rue d’Anjou
75008 Paris
Tél : + 33 (1) 47 42 87 60
La Fondation Chirac sur le terrain
Le Centre d’Excellence Sociale du Bassin du Congo
Le bassin du Congo, en Afrique centrale, représente le deuxième massif forestier du monde, derrière le massif amazonien. Il abrite une population principalement rurale, estimée à 29 millions de personnes, dont environ 500 000 Pygmées, semi-nomades, regroupant neuf communautés. Ces communautés dépendent exclusivement de la forêt pour leur vie quotidienne : elle leur fournit leur habitat, leur nourriture, leurs médicaments, leurs lieux de culte.
Leur connaissance de la forêt est irremplaçable.
Aujourd’hui, à de rares exceptions, ces communautés ne sont pas associées à la gestion de la forêt, alors qu’elles en sont les meilleurs connaisseurs : il s’agit d’une perte de compétences pour les compagnies forestières autant que d’une négation de leurs droits pour les communautés concernées.
C’est pourquoi la Fondation Chirac s’associe avec le Tropical Forest Trust pour créer un Centre d’Excellence Social, et sa radio communautaire associée « Biso na Biso ».












