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Sorosoro, pour que vivent les langues du monde !


Le programme Sorosoro : les langues à l’ère numérique


La stratégie du programme Sorosoro tient à la fois de la sauvegarde de notre héritage mondial commun et de la sensibilisation du grand public, sans oublier la restitution aux communautés des données collectées.

Le programme se compose donc de trois volets :

Le programme Sorosoro : les langues à l’ère numérique

L’Encyclopédie Numérique des Langues

L’Encyclopédie Numérique des Langues que Sorosoro entend monter, en collaboration avec les linguistes et les anthropologues de terrain, se veut un véritable réceptacle de connaissances sur les langues et cultures menacées de disparition.

Cette documentation sera mise en œuvre par la collecte d’un maximum de documents pertinents via:

  • un plan de tournage d’images et de sons chez les peuples parlant des langues menacées à travers le monde
  • une recherche systématique de documents existants chez les chercheurs, dans les centres d’archives des chaînes de télévision ou des stations de radio, chez des particuliers etc., avant que tous ces documents ne disparaissent faute d’avoir été sauvegardés techniquement.

Parallèlement, un plan de préservation de tous les documents ainsi rassemblés sera mis en œuvre afin de sauver toutes ces données de façon pérenne.

Ce plan passera par plusieurs phases :

  • numérisation systématique,
  • stockage dans un lieu ad hoc, avec un processus régulier de recopie intégrale afin d’éviter la déperdition progressive d’éléments,
  • classification des documents permettant un accès aisé aux données.

Création d’une « Télé des Langues » sur Internet

Toucher le grand public est essentiel pour faire progresser une cause: les problèmes environnementaux sont devenus une préoccupation mondiale lorsque le sujet est parvenu à se frayer un chemin jusqu’au devant de la scène, à force de multiplier les campagnes d’information.

De la même façon, la fondation considère qu’il est important que les données rassemblées par les chercheurs ne demeurent pas simplement archivées, mais qu’elles soient diffusées de la façon la plus large possible, afin de sensibiliser le public à la nécessité de tout mettre en œuvre pour préserver ce riche patrimoine.

A terme, Sorosoro mettra donc sur pied une « télé des langues » destinée au grand public et diffusée sur Internet. On y trouvera principalement des films courts de quelques minutes, fabriqués à partir des images collectées dans la base de données : ils donneront à connaître, en langue vernaculaire sous-titrée, divers aspects de la culture des peuples autochtones. Au programme également des informations sur les langues, des cartes, des éléments interactifs (tests de connaissances, témoignages, contribution des Internautes) etc.

Destiné à tous, accessible, convivial, bien documenté et informé, lieu de découverte et d’échange, ce site sera la vitrine de Sorosoro.

Nous espérons par ce moyen susciter la curiosité des Internautes, rendre naturelle la pratique du multilinguisme, rendre populaire l’idée de diversité linguistique et culturelle. Notre espoir est que cette proposition d’ouverture à l’autre dans sa différence incitera chacun à plus de tolérance envers ce qui lui est étranger, car la connaissance de l’autre, bien plus que la négation de son identité, permet l’échange et la compréhension entre les peuples.

Contribution au développement des communautés

Ce troisième volet est un autre axe fort du programme, car il ne faut pas oublier que les principaux destinataires de Sorosoro doivent être les populations autochtones.

D’une part, nous entendons travailler autant que faire se peut avec les linguistes et anthropologues issus des populations concernées.

D’autre part nous porterons une grande attention à la restitution des données aux communautés, afin qu’elles puissent se les réapproprier et les utiliser dans tous les domaines qui leur paraîtront utiles.

Cette restitution pourra aider les populations aux langues moins répandues à retrouver la fierté de leur héritage culturel et les convaincre qu’elles aussi peuvent apporter leur contribution au reste du monde.

Enfin, les données restituées pourront tout particulièrement être utilisées dans le cadre de l’éducation en langue vernaculaire, dont il est prouvé qu’elle donne d’excellents résultats.

Des expériences d’éducation en langue première sont déjà menées dans différentes parties du monde, avec l’appui et le concours de nombreuses institutions publiques et privées, nationales et multinationales, mais il reste beaucoup à faire dans la majorité des territoires aux langues menacées.

Le programme Sorosoro entend participer à cet effort d’alphabétisation des peuples autochtones qui le désireront.


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