Préservation de la diversité culturelle et linguistique
Quand une culture est niée dans ce qu’elle peut apporter à l’universel, la violence n’est jamais très loin.
Jacques Chirac
Lancement de la Fondation Chirac, 9 juin 2008

(Crédits photos : Eric Lefeuvre - Colette Grinevald)
On estime à environ 6000 le nombre de langues parlées aujourd’hui dans le monde, mais la moitié d’entre elles mourra probablement au cours de ce siècle.
Avec ces langues, ce sont des pans entiers des cultures de l’humanité qui risquent de disparaître.
La diversité linguistique au fil des siècles :
Jusqu’aux grandes conquêtes de la fin du XVème siècle, la planète comptait une diversité linguistique bien plus importante qu’actuellement. Puis les vagues de colonisation et les maux qu’elles ont engendrés (massacres, déportations, maladies etc.), ont amorcé le processus d’appauvrissement culturel et linguistique.
Au cours des trois derniers siècles, des centaines de langues ont ainsi disparu de la surface du globe, mais c’est au XXème siècle que les choses se sont précipitées, et on s’attend à ce que le XXIème siècle soit le théâtre d’une hécatombe sans retour.
Aujourd’hui, la situation est réellement dramatique, et quelques chiffres clé permettent de prendre la mesure de l’urgence :
- 500 langues sont parlées par moins de 100 locuteurs ;
- 96% des langues ne sont parlées que par 4 % de la population mondiale ;
- plus de 90 % des contenus d’Internet sont rédigés en seulement 12 langues ;
- d’après l’Unesco, une langue meurt en moyenne tous les quinze jours ;
- selon les scientifiques, 50 à 90 % des langues existantes pourraient ainsi mourir au cours de ce siècle.
Contact
Rozenn Milin / Délégué Général de la Fondation Chirac pour la préservation de la diversité culturelle et linguistique
Fondation Chirac
14, rue d’Anjou
75008 Paris
Tél : + 33 (1) 47 42 87 60
La Fondation Chirac sur le terrain
Le programme Sorosoro : les langues à l’ère numérique

La stratégie du programme Sorosoro tient à la fois de la sauvegarde de notre héritage mondial commun et de la sensibilisation du grand public, sans oublier la restitution aux communautés des données collectées.
Le programme se compose donc de trois volets :
- en premier lieu la création d’une base de données audiovisuelles de référence sur les langues en danger, une sorte d’ « Encyclopédie Numérique des Langues » pérenne et sécurisée ;
- ensuite, grâce à l’exploitation de cette base de données, la diffusion au plus grand nombre via la création sur Internet d’une « Télé des Langues » ;
- enfin, la restitution aux communautés des données accumulées afin qu’elles puissent s’en servir dans leur propre développement, en particulier dans le domaine de l’éducation.












