Le Président Jacques Chirac engagé contre le « Mauvais air »
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Le Président Jacques Chirac a inauguré, mardi 9 septembre 2008, l’exposition le “Mauvais Air” aux côtés de Michèle Barzach, présidente des Amis du Fonds Mondial Europe et ancien ministre de la Santé. Par sa présence, il a voulu marquer son engagement et celui de la Fondation Chirac dans la lutte contre le paludisme. Le projet d’extension du Laboratoire de Contrôle de Qualité des médicaments au Bénin avec la fondation Pierre Fabre s’inscrit d’ores et déjà dans ce combat.
A Paris, le Pont des Art se fait le porte-parole du paludisme. Du 9 au 28 septembre 2008, plus de trente photographies réalisées par William Daniels relient l’Institut à la place Carrée du Louvre. |
Sur la photographie (crédit photo : Melanie Frey) : Le Pr. Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds Mondial de Lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Philippe Douste-Blazy, président d’UNITAID, Michael Leavitt, Secrétaire d’Etat à la santé des Etats Unis, Ray Chambers, envoyé spécial de l’ONU, Kessilé Tchala Sare, ministre de la Santé du Bénin, le Président Jacques Chirac, Rama Yade, Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, Michèle Barzach, présidente des Amis du Fonds Mondial Europe, Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, Bertrand Delanoë, maire de Paris.
En moins de vingt minutes, l’exposition “Mauvais Air” donne aux passants les éléments clés pour comprendre cette maladie qui tue un million de personnes par an et en touche 500 millions chaque année. Avec ses photographies, William Daniels nous emmène dans un voyage au cœur du paludisme. Sans misérabilisme, ni culpabilité, mais simplement à travers le quotidien des populations concernées. Ici, c’est une distribution de moustiquaires imprégnées et efficaces pendant trois à cinq ans en Ouganda ; là des saynètes pour éduquer la population du Burkina Faso. Une autre photographie montre des infirmières danser pour accueillir des ONG dans leur camp au nord de l’Ouganda. Plus loin, on voit une mère, son enfant dans les bras, dans la file d’attente d’une consultation médicale au Burkina Faso. Ces visages de mères, d’enfants et de femmes enceintes rappellent que ceux-ci sont les premières victimes du paludisme : un enfant en meurt toutes les 30 secondes en Afrique subsaharienne.
Une autre photographie montre un paysan africain dans un champ d’Artémésia en Tanzanie. Cette plante est utilisée pour les nouveaux médicaments, les ACT, qui remplacent la chloroquine devenue inefficace contre le parasite du paludisme. Sur cette autre photographie, un homme asperge les murs d’une école dans la région de Gulu en Ouganda, illustration des conséquences sociales du paludisme. En effet, la « mala aria », mauvais air en italien, constitue l’une des principales causes de l’absentéisme. Non seulement, elle frappe élèves et enseignants, mais elle laisse aussi des séquelles dans le cerveau des plus jeunes. Les conséquences économiques sont tout aussi impressionnantes : le paludisme représenterait un manque à gagner de 12 milliards de dollars dans le PIB de l’Afrique subsaharienne.
Mais cette exposition ne se limite pas à un constat dramatique. Elle parle aussi de l’espoir et réaffirme que le paludisme est une maladie évitable et guérissable. Les progrès réalisés cette dernière décennie encouragent à poursuivre l’action. En cinq ans les pays les plus touchés comme le Rwanda, le Burundi ou la Zambie ont réduit de moitié, voire des deux tiers, les cas de contamination. En Ethiopie notamment, le nombre de décès des enfants de moins de 5 ans a diminué de 66%. L’engagement international fait donc les preuves de son efficacité. Aujourd’hui, le financement s’élève à un milliard de dollars (us). Mais il en faudrait trois fois plus pour lutter avec efficacité contre le paludisme.
A lire aussi :
- L’interview du ministre de la Santé du Bénin, Monsieur Kessilé Tchala Sare.
- L’interview de Michèle Barzach, présidente des Amis du Fonds Mondial Europe, ancien ministre de la Santé
- L’interview de Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds Mondial de Lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme
- Information sur l’exposition « Le Mauvais air »
- Le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme









